Voilà dans notre actualité un bon exemple du problème de la propriété que j’avais soulevé ici et là. A partir de quand pouvons-nous considérer qu’une chose nous appartient ?
Vous me direz, je l’ai acheté, c’est à moi… Seulement voilà, ce week-end je me suis fait cambrioler. Le voleur a emmené un bijou que je venais de faire faire pour ma femme. Puis-je considérer que ce bijou est à moi ?
J’ai payé pour la main d’œuvre et pour l’or et les pierres, à l’origine achetées à celui qui disposait de la mine. Lui-même a payé pour cette mine, à celui qui à l’origine l’a découverte ou conquise par la force. A l’origine de ma propriété, il y a une appropriation au mieux arbitraire au pire par la force.
Personne par contre, ne paye la planète pour les ressources qu’on lui extrait, (c’est le problème que j’ai soulevé ici, les ressources naturelles ne sont pas intégrées dans l’équation du capitalisme).
Est-ce qu’aujourd’hui le voleur pourrait considérer que c’est à lui. Il renouvelle uniquement l’appropriation du bien. Il va le vendre, l’acheteur va considérer que c’est à lui. On dit aujourd’hui, non il n’en a pas la propriété car c’est du recel. Il n’a fait pourtant que revenir à l’origine du droit de propriété, celui de s’approprier les choses arbitrairement ou par la force.
Ainsi en va-t-il de Saint-Laurent et son compagnon Berger. Ils ont achetés deux sculptures volées au palais d’été de Pékin, suite à un acte de force des anglais ravageant Pékin. C’est donc sur une appropriation par la force que se base leur titre de propriété. Ils sont des receleurs. Et cependant personnes ne les inquiète aujourd’hui et le recel va se poursuivre lors de cette vente.
Voyant que ces statuettes peuvent être vendues en toute légalité et que l’obélisque trône toujours fièrement sur la Concorde, je sais qu'en France, et aujourd'hui partout dans le monde, c’est la loi de l'appropriation arbitraire ou par la foce fort qui régit, encore et toujours, la propriété.
Selon cette règle, il faut bien que j'accepte, que mon ex-bijou appartient maintenant au voleur et à ceux qui vont lui acheter. Le receleur pouvant ensuite m'imposer ses conditions : "je lui rendrait quand il aura arrêter de fumer"
mercredi 25 février 2009
C’est à moi, vraiment ? (3)
Libellés :
capitalisme,
propriété


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