je souhaiterais partager deux dernières citations, que me transmet une fidèle lectrice, qui englobent bien toute les reflexions de ce blog:
Xavier Emmanuelli:
"Au fond de la matière, nous avons su voir l’énergie. Au fond de l’énergie, nous avons su voir l’information. Au fond de l’information, saurons-nous voir la conscience ? Saurons-nous voir que l’information elle-même dépend de la conscience qu’on en prend, c’est-à-dire du sens qu’on lui attribue ?"
Simone Weil (la philosophe)
"Il n'y a pas à choisir entre les opinions: il faut les acceuillir toutes mais les composer verticalement et les loger à des niveaux convenables. Ainsi hasard destin et providence."
image : la spirale sur le Christ du grand tympan de la basilique de Vezelay
lundi 25 mai 2009
Pour la route...
vendredi 15 mai 2009
Nouveaux chemins....
Voila,
un an de recherches et découvertes variées (spirale dynamique, open money et monnaies complementaires, developpement durable et élévation de la conscience) et de reflexions personnelles se trouvent dans ce blog.
Je vous laisse le loisir de fouiller et espère éveiller en vous l'envie de participer à ce monde en transition que nous et vous dessinons.
De mon côté, je vais me concentrer d'une part sur mon évolution de carrière et spécialiser mes interventions sur le web :
Intelligence collective sur le réseau de The Transitionner et le blog orga-nik
Transition monétaire sur le réseau MTM
Finance 2.0 avec le BarCampBank et le blog ekwiti
Enfin vous pouvez me suivre sur twitter @phyrezo et recevoir ma liste de partage avec ce flux
mercredi 29 avril 2009
La prospérité sans la croissance ?
Le rapport de la commission pour le developpement durable britanique
Paradoxe des temps modernes. Les extraordinaires avancées des sciences et des techniques ont permis à l’humanité d’accumuler un savoir faire et une capacité de production à même de satisfaire la plupart de ses besoins, et pourtant cette richesse potentielle, loin de se traduire par l’accomplissement des promesses du progrès, s’accompagne aujourd’hui d’une inégalité toujours accrue, d’une énorme demande sociale non satisfaite, et d’une pression croissante sur les conditions d’existence au nom du sacro saint rendement compétitif. Mais rendement de quoi ? Loin de permettre de libérer l’homme, l’intelligence, les énergies mobilisées, les efforts consentis, englués dans un système devenu inefficace, inadapté et dangereux, conduisent l’humanité à sa perte. Le système économique - dont la structure est un archaïsme hérité des temps obscurs où la rareté dominait - poursuit sa trajectoire aveugle et insoutenable qui nous rapproche inexorablement de l’épuisement des ressources primaires, et de la dévastation de notre planète. « Prosperity Without Growth ? » est un ouvrage (disponible gratuitement en ligne) publié par la Commission du Développement Durable, une agence gouvernementale du Royaume-Uni, qui ose aborder de front cette question brulante. La croissance, telle que nous la pratiquons, est dans l’impasse. Il faut repenser à nouveaux frais nos modèles de développement, et renoncer à la religion du PIB. Cela implique-t-il un retour aux privations ? Nullement. Les études effectuées de par le monde montrent qu’une fois atteint un niveau de revenu situé entre la moitié et les deux-tiers de ce qu’il est aujourd’hui aux USA, le sentiment de bien-être n’augmente plus en relation avec l’accroissement des revenus. Renoncer à la croissance, ce pourrait donc être simplement renoncer au « toujours plus » du consumérisme, à la recherche vaine de la distinction par les colifichets du « je le vaux bien » narcissique. Une telle révolution, non seulement économique mais également culturelle, est possible, nous dit la Commission Britannique, qui indique en s’appuyant sur les travaux de l’économiste canadien Peter Victor que cela permettrait également de travailler moins. Nous publions ci-dessous la note de lecture de cet ouvrage rédigée par Charles Siegel.
Lire l'article sur ContreInfo
vendredi 24 avril 2009
Orga-niK
j'ai retravaillé la présentation de Orga-niK et je l'ai présenté à Thierry Crouzet, voilà le slidecast :
La discussion continue sur http://orga-nik.blogspot.com
mercredi 15 avril 2009
Let's make money
Après 'We Feed the World', le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire : 'Let' s Make Money'. Le film suit notre argent à la trace dans le système financier mondial. Ce documentaire tend à démonter les bases du système libéral et ses conséquences humaines, démographiques et écologiques.
Aujourd'hui sur vos écrans...
mardi 14 avril 2009
lundi 13 avril 2009
jeudi 9 avril 2009
Nous avons profité, gaspillé...
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peutêtre.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
Archéologue et écrivain
mardi 7 avril 2009
la double face de la monnaie
La Double Face de la monnaie (3e prix au Festival du film d’action sociale 2007) existe en DVD. Le film part d’une volonté simple : démystifier l’argent et reconsidérer notre perception de la richesse. Ayant pour vocation de nourrir le débat sur l’importance du contrôle citoyen de la monnaie, il alterne explications théoriques et reportages sur les lieux d’expérimentation de monnaies alternatives. Toutefois, sur un thème en apparence aussi rébarbatif, il n’a rien d’ennuyeux.
La Double Face de la monnaie, de Vincent Gaillard et Jérôme Polidor. Tina Films et
La Mare aux canards, Paris, 2007, 54 minutes, 15 euros.
L'article ekopedia
Un Extrait sur Youtube
L'article de Jean Zin : Monnaie, société et individuation
samedi 4 avril 2009
Infection

trouvé sur Carnet Philosophique
Il ne s'agit pas aujourd'hui de "Sauver la planète", elle n'a pas besoin de nous, et je lui fait confiance: elle s'en sortira. Il s'agit bien de "protéger l'humanité" en conservant notre écosystème.



